Dragoris
Cerbère des Portes de la Fiction
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il y a 6 mois, modifié
il y a 5 mois par Dragoris
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Europa Universalis III est un jeu de stratégie, où vous incarnez une nation du monde n’importe laquelle) entre les années 1399 et 1821. Le jeu se veut une simulation avancée de la géopolitique.
Un jeu de stratégie…Alors que la plupart des jeux de stratégie offre une diplomatie plutôt bancale, Europa Universalis a décidé de mettre le paquet sur cet aspect afin d’offrir aux joueurs une façon de jouer innovante et très intéressante. À ce titre, vous incarnerez une nation, celle de votre choix, n’importe où dans le monde (que ce soit la France, l’Autriche, l’Empire Ottoman, les Perses, les Chinois, Japonais, ou même les Aztèques) à n’importe quelle date (au jour près) entre 1399 et 1821. De là, vous la dirigerez de façon à défendre vos intérêts comme vous le pourrez, face aux autres nations qui souhaitent, eux aussi, se hisser en haut du podium. La carteComme dans tous les jeux de stratégie, vous jouez sur une carte. Divisée en milliers de provinces, vous pouvez afficher toutes sortes d’informations (par les couleurs, ce qui rend le tout très visible) grâce à de petites icônes : délimitation des frontières, type de terrain (montagneux, plaines, désert, etc.), économie, diplomatie, etc. La province étant l’unité de base de la carte, tout y devient binaire, ce qui par exemple veut dire qu’une armée ne se situe pas au nord ou au sud de la province, soit elle y est, soit elle n’y est pas.
Une nation est constituée en général de plusieurs provinces, qui lui apportent de l’or, des hommes, de l’influence, des ressources… Le but est de s’étendre ou de défendre ses intérêts le plus possible. Et pour cela, vous pourrez user de toutes les armes à votre disposition. Gérer son territoireChaque nation doit faire attention à la façon de gérer l’intérieur de ses frontières. Le plus important est sans doute de faire attention à la stabilité de votre pays. Comprise entre -3 et +3, elle est un levier dont il faut faire attention, sans quoi elle peut faire apparaître des problèmes, ou accentuer ceux déjà existant. Votre trésor peut diminuer, les révoltes augmenter, le moral de vos armées diminuer, etc.
Le trésor national est évidemment important pour tout ce que vous savez déjà : payer des conseillers, l’entretien de vos armées, l’investissement technologique, etc. Si vous êtes en manque d’argent, vous pouvez en gagner un peu plus artificiellement, mais votre inflation augmentera.
La légitimité du Roi est une donnée également importante, si vous la laissez trop basse vous aurez des problèmes importants, comme des révoltes intérieures, avec des leaders souhaitant se proclamer Roi à votre place ; ou des nations, avec qui vous avez partagé un mariage royal, peuvent décider qu’il est temps de clamer que le monarque actuel n’est pas le bon, et que c’est eux qui devraient posséder le trône de votre pays ! Évidemment, si vous décidez de passer en République (qu'elle soit despotique, de terreur ou démocratique), vous n’aurez pas de problème de légitimité.
L’infamie est avant tout un indicateur pour réguler l’absorption des territoires. Sans un motif de guerre particulier, annexer une province augmente de quatre points son infamie. Il faut du temps afin qu’elle diminue, et pendant ce temps elle dégrade vos relations avec les autres nations, et avec la papauté. Passés 20 ou 25 points, les autres nations peuvent même vous attaquer sous ce motif.
Le prestige vous donne quelques bonus, et augmentera ou diminuera en fonction de vos actions, des batailles ou des guerres remportées, et si vous ne faites rien il aura un tendance à baisser fortement.
L’investissement est ce qui permet à votre pays d’avancer dans le temps. Il s’agit avant tout de technologie, dans cinq domaines : Gouvernement (qui vous permet de débloquer des idées nationales), Terre (améliore l’armée terrestre et débloque des bâtiments), Naval (tout ce qui concerne la flotte et les bâtiments lié à la mer), Production (améliore la production de vos provinces, c’est-à-dire en fait l’or qu’il vous rapporte), Commerce (augmente vos revenus commerciaux). Un sixième investissement est celui de la Stabilité, qui vous permet de l’augmenter si elle a diminué. Cela se fait au détriment de la technologie, donc.
Les idées nationales sont des traits que vous insufflez à votre nation. Il est possible d’en changer mais vous subirez une perte importante en stabilité. Ces idées sont diverses et dépendent de la stratégie que vous adopterez pour augmenter votre influence. Elles peuvent vous permettre d’augmenter drastiquement le nombre d’hommes que vous pouvez mobiliser, ou améliorer votre commerce, votre prestige, votre tolérance à l’égard des autres religions, etc.
Les caractéristiques de votre nation sont ce qui définit l’identitée de votre pays. Sur une échelle de -5 à 5, votre nation se situe sur une barre pour chaque caractéristique : centralisé ou décentralisé, aristocrate ou ploutocrate, servitude des paysans ou paysans libres, innovant ou pieux, offensif ou défensif, terrestre ou naval. Vous pouvez changer d’un cran dans l’une de ces échelles, mais en moyenne tous les 12 à 15 ans (selon le régime politique que vous avez).
Les conseillers peuvent donner des bonus intéressants selon votre niveau, mais ils apparaissent aléatoirement, ou si vous tentez d’en choisir un son niveau sera dépendant de votre culture. Il existe des conseillers pour pratiquement tout : augmenter sa légitimité, diminuer les révoltes, son infamie, améliorer sa stabilité, etc.
L’objectif national est une mission temporaire que l’on vous confie. Elle est fonction de votre situation et reste très diverse (arrêter le siège d’une province, avoir une meilleure flotte que celle de son voisin, vassaliser un petit État proche, conquérir une province particulière, avoir de meilleures relations avec un royaume, etc.)
Pour terminer, les sujets apparaissent avec une certaine fréquence (qui dépendent de paramètres tels que la nature de votre gouvernement, ou les caractéristiques de votre nations), il s’agit des marchands sont envoyés sur les places marchandes vôtres ou des autres nations pour gagner des sous), des prêtres (pour convertir des provinces à votre religion), des diplomates (dès que vous voulez demander quelque chose à une autre nation, il vous faut un diplomate), des colons (pour envoyer sur les provinces qui n’appartiennent à aucune nation… En général les territoires vierges d’Amérique d’Afrique ou d’Indonésie), et enfin des magistrats (qui permettent quelques décisions provinciales et surtout améliorer la culture (et la culture élevée améliorera la qualité de vos conseillers).
La guerreLes casus belliLa guerre est évidemment un moyen d’affaiblir vos voisins et de vous renforcer (ou l’inverse). Pour faire la guerre, vous devrez faire attention à toutes sortes de paramètres. Tout d’abord il vous faudra un casus belli, c'est-à-dire une raison de faire la guerre. Si vous n’en avez pas, votre royaume en sera destabilisé (littéralement : vous perdrez de la stabilité), car quel monarque voudrait faire la guerre sans y apporter d’arguments à son peuple ? Il est donc très déconseillé de le faire sauf cas de force majeur. Les casus belli vous sont donnés de plusieurs façons, par exemple celui de la reconquête, si une nation contrôle une province qui devrait normalement vous appartenir (à tout hasard, la France a ce casus belli contre l’Angleterre, car en 1399 celle-ci possède une partie de l’Aquitaine que la France revendique ; d’un autre côté, la France ne peut pas revendiquer la reconquête de Gibraltar, vous me suivez ? Sauf si cela fait plus de 50 ans que la France y est implantée) ; ou vous aurez le casus belli d’Alliance si l’un de vos alliés est en guerre (ce qui peut rapidement dégénérer… Puisque même les alliés des alliés peuvent intervenir) ; ou vous pouvez généralement en avoir contre les infidèles, qui ne partagent pas votre religion. Tous les casus belli ne sont pas forcément bons à prendre, et certains vous manqueront lorsque vous voulez vous étendre (comment attaquer le Portugal lorsque l’on est l’Espagne ? Il faudrait trouver une raison valable). Parfois vous aurez plusieurs casus belli contre une même nation. Il vous faudra bien choisir, en fonction de votre objectif, car tous n’apportent pas les mêmes avantages et inconvénients.
Les arméesLes armées sont somposées de trois types de troupe : infanterie, cavalerie, armes de siège (disponibles une fois atteint un seuil technologique), et se comptent par milliers d’hommes. Les armées mettent plusieurs jours pour se déplacer d’une province à l’autre, et lorsque deux armées ennemies se trouvent dans la même province, elles s’affrontent. La bataille qui s’ensuit détermine le vainqueur selon certains paramètres. Il y a du hasard, mais très peu, il y a la compétence du général, le type de terrain, la quantité d’hommes, leur qualité, etc. De façon générale, les deux facteurs majeurs sont sans aucun doute la qualité du général et le nombre d’hommes. Il est rare que les autres facteurs interviennent. Celui qui perd la bataille est celui dont le moral est tombé à zéro. Les fuyards partent en général vers la province alliée la plus proche. Le vainqueur peut essayer de poursuivre pour tenter d’annihiler les fuyards.
Pour contrôler un territoire qui ne vous appartient pas, il ne suffit pas d’avoir une armée dessus, il faut également en faire le siège. En général, à part en Amérique (sans colonisateurs) il est très rare d’avoir une province sans fortifications. Si vous avez suffisamment d’hommes, vous pouvez essayer de partir à l’assault des murailles, mais le moral sera le facteur déterminant. Dix milles hommes n’arriveront pas forcément à gagner contre mille bien retranchés. Il faut donc, surtout en début de partie lorsqu’il n’y a pas tant d’hommes encore, ni de cannons, faire le siège de la province, qui peut durer plusieurs mois, voire 1 an ! Lorsque le siège est fini et que les défenseurs se sont rendus, vous contrôlez militairement la province, mais cela n’en fait pas de vous le réel propriétaire. Si vous voulez que la province vous reviennent, il vous la faudra réclamer par un traîté de paix.
Même en ayant écrasé totalement vos ennemis, et en occupant complètement tous leurs territoires, vous ne pourrez pas imposer ce que bon vous semble. En fait, pour chaque condition imposée il existe un pourcentage. Par exemple, une province très riche et très importante peut vous demander 28 % ou 53 %. D’autres vous demanderont 12 %. Et comme on ne peut pas dépasser les 100 % (auquel cas vous aurez un refus automatique), on ne peut pas imposer tout ce que l’on veut même après avoir écrasé son ennemi. Les casus belli qui ont conduit à la guerre peuvent diminuer ou augmenter ces pourcentages.
Exemple de traité de paix (la guerre va en ma défaveur, puisque le pourcentage est négatif)
Cela étant dit, si l’on veut affaiblir un pays ennemi il n’est pas foncièrement nécessaire de lui voler des territoires (surtout s’ils sont loin de chez vous). En revanche, vous pouvez lui demander de relâcher des nations précédemment absorbées (par exemple, si la Suisse a été envahie puis intégrée dans l’Empire autrichien, vous pouvez demander à ce que la Suisse redevienne une nation indépendante, faisant ainsi perdre des terres à l’Autriche, et acquérant un allié qui vous apprécie, la Suisse), d’annuler des pactes avec d’autres nations, de supprimer des liens de vassalité, demander de l’or, etc. La lassitude de la guerreSi la guerre dure longtemps, votre peuple se lassera de plus en plus. Cette lassitude diminue le moral de vos troupes, accroît le temps pour les recruter, diminue peu à peu votre légitimité et surtout augmentera le risque d’une révolte. Cette lassitude diminue avec le temps, et encore plus si vous êtes en paix. Mais elle augmente à chaque fois qu’au cours d’une bataille beaucoup de soldats meurent, ou à chaque fois que l’une de vos provinces a été prise par l’ennemi. Il vous faudra souvent jeter un coup d’œil et y faire attention si vous ne voulez pas que votre peuple vous fasse perdre une guerre importante en se révoltant. Le petit plus : les espionsLes espions permettent toutes sortes d’actions. En en envoyant un dans la capitale ennemie, vous pourrez avoir accès à ce qu’elle voit. Ou vous pouvez demander à un territoire de se rebeller contre son maître (car il y a plusieurs types de rebelles… J’y reviendrai). Les rébellionsLes rébellions sont très importantes dans ce jeu et peuvent parfois faire basculer des situations. Pour chaque province, il existe une probabilité de rébellion. Elle est de zéro pour la majorité et en règle général. Néanmoins, parfois elle peut être très élevée et atteindre 15 ou 20 % (c’est une probabilité annuelle… Si vous avez 8 provinces et que la probabilité de 20 % est constante tout au long de l’année, vous aurez statistiquement 2 provinces qui se seront révoltées en une année). Lorsqu’une province se rebelle, une armée neutre est créée et fait le siège de la province où elle est apparue. Ces rebelles ont des revendications, mais vous aurez simplement à écraser leurs armées dans la majorité des cas sans vous en soucier. Cependant, il peut parfois être nécessaire de les accepter. La rébellion peut arriver pour plusieurs raisons, qui peuvent se cumuler. Si la légitimité de votre roi est basse, des rebelles avec un général prétendant au trône (et sortant de nulle part) apparaîtront. Si vous possédez une province qui ne vous appartient pas, et que vous l'avez volée à une autre nation à cause d’un traité de paix ou en cours de guerre, les rebelles qui apparaîtront seront des partisans de cette autre nation (et si vous laissez cette province trop longtemps entre les mains des rebelles, elle changera de propriétaire… Les espions peuvent faire apparaître ce genre de rebelles, c’est très pratique). Si vous faites la guerre depuis trop longtemps, votre peuple s’en lassera (cf. lassitude de la guerre) et vous aurez des révoltes de paysans (D’autant que vous pouvez être sûr que si vous écrasez un grand ennemi en contrôlant tous ses territoires, après le traité de paix ce pays traversera une période difficile, car la lassitude de guerre sera au maximum et des paysans se révolteront alors un peu partout). Si vous possédez une province d’une autre religion que la vôtre, vous aurez des rébellions religieuses, qui seront plus fréquentes encore si vous essayez en plus de convertir la province à votre religion. Évidemment, un manque de stabilité accroîtra les risques de révolte. L'histoireTout cela est passionnant... Mais que se passe-t-il entre 1399 et 1821 ? Mais l'Histoire pardi ! Cela ne vous évoque rien ? La Reconquista qui s'achève, la découverte de l'Amérique et de la poudre à canon, la route des Indes, le protestantisme... et évidemment la Révolution française. Rien que cela. Alors évidemment, c'est vous qui choisissez le tournant que prendra l'Histoire. Vous pouvez à cet égard soit demander à ce que l'Histoire reste plutôt conforme, et dans ce cas les puissances majeures du jeu seront les mêmes que dans la réalité : France, Angleterre, Espagne, Saint Empire à la rigueur... Et c'est à peu près tout. Sinon, vous pouvez choisir l'option de la chance, qui en fait donnera certains traits historiques aux nations, mais qui peuvent changer complètement la face du monde : les écossais qui annexent l'Angleterre, la Suède qui domine tout le nord européen, Milan maîtresse du Portugal alors que la Sicile a envahi toute la péninsule, la France morcelée en un tas de petits États... Vos parties ne se ressembleront pas, même si vous retrouverez les même caractères dans les nations, l'aléatoire sera passé par là. La découverte de l'Amérique est sans doute le plus intéressant dans Europa Universalis III. Il vous faudra adopter l'idée nationale de découverte de nouvelles terres pour déplacer vos unités vers le brouillard de guerre et dévoiler les nouvelles provinces. En général, si vous ne faites rien, c'est plutôt le Portugal qui très rapidement voudra accéder, vers 1500, aux premières îles de l'Amérique, suivie de près par l'Espagne. Amusez-vous à refaire l'Histoire à votre sauce, en y prenant plaisir au niveau RP. Vous pouvez à tout moment faire un screen du monde, en ne montrant que vous-même et vos vassaux, ou toutes les nations confondues. Exemple. Ici, la nation anglaise et ses vassaux seulement :
Nation et vassaux seulement
Ici, la nation au milieu du monde :
Quelques plaisirs historiques supplémentairesAu fil des extensions, que je vous conseille tous (Europa Universalis III sans extension diminue de moitié le plaisir de jouer, je vous conseille donc de les ajouter à votre achat, qui ne doit pas dépasser les 10 € pour la totalité je pense), quelques ajouts ont été faits. Le Saint empire romain germanique possède un système plutôt simple : lorsque l'empereur du Saint empire germanique meurt, six États (toujours les mêmes) élisent la faction dont le dirigeant deviendra le nouvel empereur. Celui-ci aura de très légers bonus, mais avec assez d'autorité il pourra faire passer certaines réformes avantageuses, pour lui comme pour l'ensemble. Afin d'acquérir de l'autorité, l'empereur devra s'assurer que les États du Saint Empire ne disparaissent pas, protéger ses membres des agressions extérieures, reconquérir un territoire du Saint empire passé aux mains d'une nation n'en faisant pas partie, etc. Chaque fois, les membres les plus influents du Saint Empire intriguent pour s'attirer les bonnes grâces des électeurs qui choisiront le nouvel empereur. L'élection papale a également son importance (toute relative ceci dit), puisque lorsqu'un pape meurt, il faut en élire un autre d'une nation catholique, et son dirigeant pourra effectuer quelques actions intéressantes diplomatiquement, comme par exemple excommunier un Roi (ce qui offre un casus belli pour chaque faction catholique et un malus pour la faction concernée), ou appeler à la croisade contre un infidèle. Pour être la nation-mère d'un nouveau pape, il faut surtout avoir de très bonnes relations avec la faction papale, ne pas augmenter son infamie, posséder une grande population catholique... Vous aurez ainsi vos chances. La guerre des clans au Japon est également un aspect intéressant, il faut viser la réunification de toute l'île sous votre bannière, mais je ne l'ai pas encore essayé et je ne peux vous dire s'il apporte grand chose ou non, mais les échos que j'en ai sont très positifs. Et l'IA ?L'IA du jeu n'est pas la meilleure du monde, elle a comme souvent tendance à faire un peu n'importe quoi, néanmoins les derniers patchs l'ont sensiblement amélioré. Mais les nombreux outils diplomatiques et le côté aléatoire des évènements font que sa stupidité est plutôt invisible, et c'est très rare les moments où l'on se dit "tiens, c'est vraiment débile de faire ça". Pour conclure, je vous dirai que c'ets l'un des meilleurs jeux de stratégie auquel j'ai joué, et je vous le conseille fortement si vous aimez la complexité sans complication. Une partie test
Spoiler (Sélectionnez le texte dans le cadre pointillé pour le faire apparaître)
Comme demandé, vous trouverez ci-dessous une partie test commentée. En prenant les rênes de la France, je contrôle une nation décentralisée, dont le territoire est morcelé par de nombreux vassaux. Certes utiles, mais dont la puissance devra être intégrée afin d'affronter plus sereinement les autres nations européennes.
La France au milieu du brouillard de guerre. Notez que les vassaux ne sont pas des alliés au départ, et qu'il faudra le leur demander (ce qu'ils s'empresseront d'accepter)
La première chose à faire est d'augmenter la stabilité de mon Royaume, qui est à 1 au début. J'y ai donc investis au maximum pendant un an afin de parvenir jusqu'à son maximum, qui est 3. Dans le même temps, j'ai centralisé davantage l'administration afin qu'elle soit plus efficace.
Apporter la centralisation en France, c'est lui apporter des bonus non négligeables.
Mon objectif à court terme était d'unifier les ducs et les comtes sous la seule bannière du Roi de France. C'était d'ailleurs la mission que l'on m'avait confiée en premier lieu : annexer le duché d'Orléans, qui était vassal de France.
Une France divisée en Europe
Si les vassaux étaient absorbés par la couronne de France, celle-ci serait plus forte
Néanmoins, la centralisation apporte ses problèmes : une armée de rebelles se forma, menée par le nobliau Jean de Saint Germain, qui en fourbe s'était autoproclamé Jean III Germain, et menait le siège du Limousin. Aussitôt, j'envoyai mon armée, dirigée par le général Jean II le Meingre, écraser ce traître, ce qu'il fit sans problème. Les fuyards furent rattrapés quelques jours plus tard avant d'être exterminés. Afin de renforcer ma puissance, je m'attaquai d'abord à mon économie. La place financière en Île-de-France, qui accueillait déjà deux marchands Français, se vit renforcer autant qu'il le fallait afin d'en être à la tête. Dans l'immédiat, cela coûte de l'argent mais sur le long terme, cela se voit payant grâce aux rentrées financières annuelles, et complétait les rentrées d'argent dues à ma meilleure stabilité. Dans le même temps, je nouai des alliances avec plusieurs de mes vassaux, afin d'être sûr qu'ils seraient à mes côtés si je venais à entrer en guerre. En temps que vassaux, ils ne peuvent refuser. Enfin, j'entérinai un mariage royal avec le duché d'Orléans, ultime étape pour une annexion pacifique du vassal. En revanche, je n'avais pratiquement plus de diplomate à envoyer, il ne m'en restait plus qu'un. Or, s'il était vrai que je devais finir de nouer des alliances avec mes vassaux, je découvris que le Royaume de Navarre était entré en guerre contre Aragon, qui avait certainement cherché à le vassaliser, voire à le conquérir. Or je constatai qu'Aragon n'avait pas une armée très importante comparée à la mienne, et il serait à ce moment-là intéressant pour la France d'affaiblir un rival voisin, et de prendre une province ou deux dans le même temps. Je vérifiais tout de même quels étaient ses alliés : le Royaume de Savoie et la Sicile. Pas de problème, puisque le premier, bien qu'étant mon voisin, ne disposait pas d'une force conséquente, et que la seconde ne ferait que de petits débarquements de 2000 hommes dans le pire des cas sur les côtes françaises, pas assez pour pouvoir gagner un siège sur une province. J'utilisais donc cet ultime diplomate pour nouer une alliance avec Navarre, qui s'empressa aussitôt d'accepter et de requérir mon entrée en guerre. C'était le casus belli dont j'avais besoin, et me voilà aussitôt ennemi avec Aragon. La guerre franco-aragonaise Aragon envoya sa force principale, une armée de 5000 hommes, dans le Béarn, contre mon vassal de Foix qui administrait ces terres. Mon armée se lança dans la bataille avec ses alliés.
La bataille décisive de la guerre se déroula tout au début
L'ennemi fut facilement vaincu avant de fuir vers le Roussillon, où une bataille mineure fut bientôt gagnée par mes vassaux. Pendant ce temps, mes 9000 hommes se dirigèrent vers Navarre pour porter assistance aux assiégés, pris en otage par 2000 Siciliens.
Une fois la victoire acquise, mes troupes se déplacent
La libération fut rapide et sans douleur (en tous cas pour les Français). Néanmoins, le gros de l'armée aragonaise étant morte, il me fallait laisser mes vassaux poursuivre pour m'occuper des Savoyards qui, après plusieurs mois de siège du Dauphiné, réussirent à prendre la province. Je me précipitai pour reprendre la place avant qu'ils ne puissent garnir leurs forces. (En fait, chaque province compte 1000 défenseurs, soit on assiège jusqu'à ce que la province se rende, soit on lance une attaque si l'on possède beaucoup d'hommes. Dans tous les cas, une fois la province prise, dans l'immédiat il n'y a que 100 défenseurs, puis mois par mois ce nombre augmentera jusqu'à atteindre 1000. Le mieux est donc, une fois que l'ennemi fait le siège d'une autre province, de reprendre celle qu'il vous a pris juste avant, et plutôt facilement avec ce nombre limité). Je ne m'attaquai pourtant pas tout de suite au gros des forces de Savoie, qui était en nombre équivalent au mien. Je préfère choisir les batailles qui m'avantagent. J'attendais donc, autant que possible, qu'ils essaient de se casser les dents en lançant une attaque sur les défenseurs (plutôt que d'attendre que la province se rende faute de vivres), ce qui ferait baisser leur moral. Avec un moral bas parmi les troupes, c'est une victoire assurée qui m'attendait. Après plusieurs mois d'attente, je constatais que la Savoie n'osait pas attaquer de front et s'armait de patience. Tant pis, le temps était également avec moi, car mes vassaux conquéraient pendant ce temps toute l'Aragon pour moi. Néanmoins, Bar avait accepté de s'allier et de rejoindre mes ennemis, ce qui ouvrait un front embêtant au nord. En conséquence, je demandai à l'Autriche, qui m'avait demandé une alliance avant cette guerre, de me rejoindre, ce qu'elle fit avec plaisir. Je voulus demander à la Sicile de cesser la guerre, mais elle aurait refusé. Je m'occupai de Bar et écrasai ses armées. Pendant ce temps, l'Autriche roula littéralement sur l'armée savoyarde. Je n'eus plus d'ennemis capables de me résister, et j'aidai donc mes alliés à les achever. Et alors que ma stabilité atteignit son maximum, je mis tous mes investissements technologiques sur mon armée terrestre, afin que des découvertes soient faites pour accroître à terme la puissance de mes troupes. Et je finis dans le même temps de nouer les alliances avec tous mes vassaux (au nombre de 7). Fait qui arrive souvent, Navarre accepta la paix avec Aragon en échange d'une contrepartie financière, mais je restais en guerre car étant la nation la plus puissante, c'est moi qui décidait, avec l'Aragon (qui était la nation ennemie la plus puissante) si toutes les partis arrêtaient les combats ou non. Seuls les vassaux ne peuvent se désengager d'une guerre. Un peu trop en confiance, j'envoyai ma petite flotte, qui stationnait dans la manche, en méditerranée; en me disant que je pourrais peut-être débarquer aux Baléares. Mais elle eut tôt fait d'être interceptée à Gibraltar par une plus grosse flotte aragonaise. Aragon étant de toute façon totalement conquise (sauf les Baléares), la Savoie et Bar également, ne restait plus qu'une Sicile qui se faisait chaque fois rejeter à la mer, mon ennemi hispanique accepta mes conditions de paix : céder la province d'Aragon, des Pyrénées, de Girone et du Roussillon, et cesser toute transaction avec la Savoie. La réponse positive immédiate permit de sauver ma flotte, dont l'issue de la bataille navale ne faisait aucun doute.
La France au lendemain de la paix. On le voit ici, l'Autriche est également en guerre contre l'Angleterre, et occupe ses territoires aquitains
Cet accord de paix grandit mon prestige, mais augmenta grandement mon infamie (sur le long terme, l'infamie influence négativement les relations avec toutes les autres nations). Une fois la guerre terminée, je me tournai vers la mission de l'annexion d'Orléans. Sauf que j'avais oublié qu'il fallait attendre 10 ans entre chaque annexion de vassal (et surtout 10 ans après le début du jeu). Je demandai donc à annuler la mission (on perd alors 5 en prestige et l'on doit attendre 5 ans avant de pouvoir annuler à nouveau). La mission suivante m'allait parfaitement : reprendre l'Aquitaine aux Anglais. Un coup d'œil rapide me montra que les Rosbifs étaient en guerre contre la Bourgogne, l'Autriche et la Bohême, celle-ci étant l'Empereur du Saint Empire, et je savais qu'ils avaient précédemment essuyé une petite guerre contre l'Écosse.
Les relations diplomatique vues depuis l'Angleterre : alliance avec le Portugal, mariage royal avec Navarre et une nation irlandaise (Leinster), et guerre contre la Bourgogne, l'Autriche et la Bohême.
Je commençai donc les préparatifs. Ce qu'il me fallait avant tout, c'était un pied en Albion, car une fois la guerre déclarée il me serait impossible de débarquer en Grande-Bretagne. Et pour cela, je demandai un accès militaire aux écossais, qui m'appréciaient beaucoup. La chose fut conclue rapidement. Ensuite, il me fallait recruter. Mes finances se portaient bien, ainsi que les rentrées d'argent, ce qui voulait dire que j'avais de quoi renforcer mon armée. Je recrutai pour avoir en tout deux armées de 10 000 hommes. Néanmoins, des rébellions de patriotes catalans dans les nouveaux territoires conquis m'obligèrent à retarder la guerre. De plus, l'Autriche occupait déjà militairement l'Aquitaine, et j'espérais qu'elle ne demanderait pas l'annexion de ces territoires. Pourquoi ? Parce que le casus belli de la guerre contre l'Angleterre serait la reconquête de Calais et de l'Aquitaine. Si l'Aquitaine n'appartenait plus aux Anglais, je ne pourrais plus les lui réclamer si je gagne la guerre. Pendant que je déplaçais mes deux armées en Écosse, un mouvement de grande ampleur secoua les territoire Français en Espagne : il me fallait choisir entre une révolte de Nobles locaux, forte de 14000 hommes, ou accepter de négocier pour 30 ducats, ce qui réduirait mon prestige et mes rentrées financières pendant six mois. Je choisis la seconde solution, qui me sembla moins problématique. Dans d'autres cas, si j'avais été davantage en position de force, j'aurais choisi la première. L'invasion de l'Angleterre se passa très bien. Prudentes, mes deux armées attaquèrent une province du nord et revinrent en Écosse récupérer leur moral. L'armée anglaise, harassée par des années de guerre contre l'Autriche, ne comportait que 10 000 hommes, et s'empressa de faire le siège de la province occupée par les Français. Une fois leur moral récupéré, les deux armées françaises fondirent sur les Anglais. Le carnage fut total. Dans la bataille, le général Jean II Le Meingre mourut, et j'engageai aussitôt un autre général afin de prendre la tête des armées. Rapidement, l'Angleterre fut conquise et occupée. Son allié, le Portugal, me posa quelques difficultés en Aragon, envoyant leurs troupes par la Castille qui les laissait volontiers passer. Mais mes vassaux s'empressèrent de les rejeter. L'Aquitaine et Calais furent prises pendant ce temps. L'Écosse en profita pour conquérir attaquer indépendamment et envahit ses propres territoires, mais je ne lui en voulus pas, tout ce qui affaiblissait l'Angleterre était bon à prendre.
Le gros de l'Angleterre est occupée militairement, principalement par la France. Norfolk, Essex et Gwynedd seront écossaises. Et avec un forte usure du moral de la population à cause de la guerre, des paysans anglais ont pris deux provinces. Je prévois de les leur reprendre avant de demander un traité de paix.
Cependant, l'Ecosse s'empare de Wessex très rapidement et signe un traité de paix avec l'Angleterre, dont on voit ici les effets. Je peux donc occuper les provinces qui restent.
Puis la paix fut conclue : les provinces légitimement françaises revenaient sous ma possession, à savoir Calais, Labourd et la Gascogne. Le Kent devint Française, ce qui m'évitera de passer par les Écossais pour avoir pied en Grande-Bretagne. Puis l'Angleterre dut libérer les nations de Cornwall, de Northumberland et du Pays de Galles. Enfin, elle devait renoncer à réclamer Caux comme possession légitime. Le succès était total.
Le traité de paix en image
La France et ses vassaux le 18 juillet 1410
Il me fut possible de modifier encore une caractéristique de mon Royaume, et je n'hésitai pas à le centraliser davantage, même si cela créa quelques rebelles que je m'empressai d'écraser. J'envoyai un cadeau à l'État papal, car de bonnes relations avec me permettaient d'éviter l'excommunication par un rival (ce qui offre un casus belli à tout le monde contre moi). Ce cadeau ne sembla pas me porter chance car mon héritier légitime mourut au cours d'une chasse. Un autre héritier prit le relais, malheureusement sa légitimité sera contestée lorsqu'il deviendra le nouveau Roi. Ma nouvelle mission, à présent que j'avais recouvré l'Aquitaine, était d'annexer à nouveau Orléans. J'y parvins en quelques mois seulement, et Orléans intégra la puissance française. Cependant, je voyais la Bourgogne comme un rival naturel. Et quelques possessions françaises légitimes que je revendiquais étaient sous leur domination, et je savais que le casus belli de la Reconquête était là, prête à être utilisée...
En gris hachuré de vert, les revendications territoriales de la France. Ces territoires appartiennent légitimement à la couronne de France ! Le Kent, en vert hachuré de gris, est un territoire arraché par un traité de paix qui n'appartient pas légitimement à la France.
Néanmoins il me fallait attendre un peu avant de les attaquer, notamment que mes possessions aragonaises deviennent moins belliqueuses et enclines à la révolte. Et seul le temps pouvait le faire. De plus, il fallait laisser le temps à mon infamie de diminuer encore un peu. Pourtant, la Bourgogne n'hésita pas, à peine quelques mois de paix passés, à m'envoyer une insulte diplomatique. Nos relations étaient pourtant bonnes, mais je le soupçonnais de vouloir les appauvrir afin de ne pas être déstabilisé en m'attaquant (on perd de la stabilité si l'on attaque une nation avec qui l'on entretient de bonnes relations). Il me fallait donc préparer cette guerre. Le problème était pourtant de taille : la Bourgogne faisait partie du Saint Empire romain, donc la Bohême, à la tête et même lointaine, me déclarerait la guerre aussi sec en voulant protéger l'un de ses sujets, et enverra des troupes conséquentes, j'en étais certain. De plus, la puissante Milan était alliée de la Bourgogne et s'empresserait de m'attaquer également. Elle ne serait pas un problème si elle était seule, mais alliée à deux puissantes nations, ce serait un front dont je me passerais bien. Tant pis, je compterai sur le soutien de mes vassaux. Je réunis mes deux armées en une seule de 20 000 hommes, et je décidais de passer à l'attaque le premier. Si c'était la Bourgogne qui choisissait le casus belli, je ne pourrai pas invoquer celui de la Reconquête, qui ne me donnait aucune infamie pour la prise des territoires qui m'appartenaient légitimement. Dans mon désir de conquête, Dieu me sourit enfin ! Les territoires de Pise et Sienna, qui appartenaient jusqu'alors au Royaume de Pise, avaient été auparavant conquise par Milan. Cependant, Milan avait été incapable d'empêcher et de réprimer les rébellions qui avaient éclatés dans ces deux provinces. Après avoir laissé plusieurs mois ces territoires aux mains des rebelles, ceux-ci se sont déclarés comme la nation indépendante de Pise.
Les provinces de Pisa et Siena, qui se sont rebellées, se sont déclarées indépendantes, mais le jeune Royaume de Pise s'expose du coup aux attaques des alliés de Milan.
Milan s'était aussitôt empressée de lui déclarer la guerre, et la Bourgogne suivit son allié. Ce qui arrangeait clairement mes affaires : la Bourgogne envoya des armées de 5000 hommes par mer, ce qui réduisit légèrement ses effectifs. C'était davantage que ce qu'il me fallait. J'attendis quelques mois, puis déclarai la guerre. A peine un mois après le début du conflit Dieu me fit-il un cadeau plus grand : me conférer les clés de la papauté. Le Pape était Français ! Je ne savais par quel miracle c'était possible, car mon infamie diminuait grandement mes chances de l'être. Avec ce pouvoir entre les mains, je décidai d'excommunier l'Autriche, qui était entrée en guerre par un certain jeu des alliances (on ne peut excommunier un dirigeant qu'une fois tous les quatre ans). Finalement, les alliés des alliés entrant en guerre, ou invoquant des casus belli, la France se retrouva seule contre une énorme coalition, composée principalement du Portugal, de la Castille, de la Bourgogne, de l'Autriche, de la Bohême, de Milan, de Barcelone, de Savoie et quelques autres.
Les principaux ennemis sont avant tout la péninsule ibérique, et le trio Autriche-Bohême-Milan.
Tant bien que mal, le Royaume de France et ses vassaux parvinrent à repousser l'ennemi, et même à lui infliger de sérieuses pertes. La Castille notamment perdit le contrôle de nombreuses provinces, dont sa capitale. Le Portugal la soutint très bien avec de grosses armées, c'est pourquoi je n'attendis pas une conquête totale, trop longue, complexe et douloureuse, pour signer une paix à mon avantage : la région de Madrid passa sous domination française, toute l'Aragon devint française à l'exception de Barcelone et des Baléares, et une forte somme de ducats fut versée. Concernant le front est, le flot des armées ennemies ne tarissait pas, et la France perdit notamment ses deux puissantes armées après une bataille sanglante. Grâce aux économies au fil des années, un large recrutement fut ordonné dans les plus brefs délais, les vassaux retardant comme ils le pouvaient l'invasion. Après de longues années de guerre, finalement, la France sortit vainqueur du conflit. Tous les territoires revendiqués par la couronne du lys passèrent sous son contrôle total, la Bourgogne fut diminuée grandement et dut faire face à de nombreuses rébellions internes du fait qu'elle fut totalement dominée. L'État du Palatinat devint vassal de France, ce qui augmenta davantage mon infamie, mais apportait un avantage de taille : en tant qu'électeur du Saint empire, je m'assurais de sa loyauté pour la prochaine élection. Il me suffirait de vassaliser deux électeurs supplémentaires pour que la France devienne pour longtemps l'Empereur.
Le traité de paix donne au royaume une forme légèrement bizarre, mais je compte bien m'agrandir par la suite. Et en même temps que je m'agrandis, j'affaiblis mes adversaires. L'Espagne est privée d'une province riche, Madrid, et la Bourgogne n'est plus grand chose, si ce n'est un morceau prêt à être avalé !
La France et ses vassaux. Oui oui, le vassal au milieu du Saint Empire sert à quelque chose : il vote pour moi lors de l'élection de l'Empereur !
Mais la guerre n'apportait pas que de bonnes choses : mes ennemis contrôlant les mers, je ne pouvais pas débarquer d'armée pour mater la rébellion d'Anglais dans le Kent, et avant la fin du conflit la province retourna naturellement à l'Angleterre. Dommage, cela m'avait coûté de l'infamie, et je redevenais dépendant d'alliés locaux pour débarquer en Albion, ce qui m'obligeait à entretenir de bonnes relations avec eux. De plus, la longueur de la guerre, les grandes pertes subies, les territoires français envahis pendant de longs mois, augmenta grandement la lassitude de guerre, et une fois la paix signée je passai plusieurs années encore à mater des rébellions un peu partout, aussi bien dans les nouveaux territoires conquis que ceux de la couronne depuis longue date. Les progrès technologiques dans l'armée de terre améliora cependant la puissance de toutes mes troupes, j'en aurai besoin lors de mes futurs conflits. La suite en images :
Une guerre plus tard, la Castille cédait deux provinces à la France, de libérer la Galicie, et le Royaume islamique de Grenade. Coupée en deux, épuisée par l'occupation militaire et par le vol de ses provinces, la Castille n'est plus capable d'entretenir une armée suffisamment nombreuse pour être une rivale.
L'Europe après la paix France-Castille.
Le Portugal et l'Angleterre subissent à nouveau mes volontés expensionnistes : trois provinces anglaises tombent sous ma coupe, et deux provinces portugaises. Les Anglais se font littéralement dévorer par l'Ecosse et la Suède, en plus de la France. Enfin, une partie de la Bourgogne a été annexée par l'Autriche. Je suis plutôt heureux de ce fait, car je me dis que les territoires seront rapidement indépendants faute d'avoir supprimer les rebelles. Grossière erreur.
La Navarre est devenue dans le même temps un vassal de France.
Une guerre contre l'Ecosse a été gagnée, mais je n'ai pris qu'un seul territoire, puisque mon infamie était élevée.
Se liguant contre moi, la Suède, la Castille et le Portugal tentent de reconquérir leurs terres perdues. En vain : deux nouvelles provinces portugaises sont absorbées, trois pour la Castille, et la Suède perd ses territoires en Albion au profit du lys d'or. L'Autriche, qui a osé s'attaquer seule à moi pendant que j'affrontais déjà mes ennemis, a dû libérer la nation styrienne, en plein coeur de son empire. Il faut dire que sa population s'était lassée de la guerre bien avant la mienne.
La population mécontente de l'Autriche lui a fait perdre ses territoires en France, l'un me revint (uniquement grâce aux révoltes, sans guerre), tandis que l'autre devint la nation indépendante de Nevers. De plus, la Styrie, libérée précédemment, fut annexée complètement par Venise, devenue très expensionniste. Voilà qui occupera l'Empereur et l'empêchera de s'intéresser à moi. Une nouvelle guerre contre l'Ecosse lui a fait perdre les territoires au sud de l'Albion. La Bretagne s'empare de deux provinces en Irlande. La partie nord de la Castille est tombée sous la coupe de la France. Nouvelle grande puissance en revanche, Naples possède une flotte digne de ce nom et occupe pratiqument toute la péninsule. Il faudra faire attention à elle à l'avenir.
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