[Histoire] La République romaine

[Histoire] La République romaine

[Toutes les dates sont avant Jésus-Christ]

Dans ce topic je vais traiter de la période qui correspond à la République romaine (509 - 27).

Les dates sont souvent sujets à caution et les historiens sont rarement d'accord. 509 correspond à l'abolition de la monarchie, lorsque Tarquin le Superbe fut expulsé du pouvoir par l'aristocratie patricienne, et 27 est la date à laquelle où Octave reçoit le titre d'Auguste.

509 - 264 : Rome jusqu'à la première guerre punique

(Image tirée de Wikipedia)

Evènements historiques

509 : Junius Brutus est considéré dans la légende comme le fondateur de la République, entouré d'autres acteurs.

390 : Sac de Rome par Brennus, qui dirige une horde de Gaulois. Cet épisode est d'un traumatisme violent pour les Romains, qui considèrent désormais les Gaulois comme un ennemi héréditaire.

336 - 327 : Conquête des territoires au sud de Rome.

326 - 290 : Guerre contre les Samnites (au sud de l'Italie) et les Etrusques (au nord de Rome). Victoire des Romains, qui sont désormais maître de l'Italie centrale.

280 : Pyrrhus roi d'Epire débarque avec son armée en Italie suite à l'appel à l'aide de Tarente (littoral sud de la botte italienne). Les Romains vont combattre leurs premiers éléphants de guerre. La Sicile centrale et le sud de l'Italie font alliance avec Pyrrhus suite à une première victoire à Héraclée. Il marche d'abord sur Capoue (ville alliée à Rome et légèrement au sud) mais il ne peut la prendre. Il se dirige alors vers Rome en escomptant rallier les populations locales qui auraient pu refuser la domination romaine. Mais ce soutien ne vient pas et Pyrrhus fait demi-tour.

279 : Bataille d'Ausculum, connue sous le nom de "victoire à la Pyrrhus". Malgré le peu de troupes qu'il lui reste, il accepte de partir contre Carthage suite à l'appel à l'aide des cités siciliennes. Rome s'allie alors à Carthage pour protéger les visées de Pyrrhus.

275 : Pyrrhus est enfin défait à Maleventum malgré ses très nombreuses victoires. Suite à cela, il décide de retourner en Epire mais laisse une garnison à Tarente (la ville qui avait demandé de l'aide à Pyrrhus).

272 : Les Romains prennent la ville de Tarente. L'armée romaine, forte de toutes ces expériences, peaufine sa tactique militaire et devient beaucoup plus souple.

Pratiquement toute l'Italie est sous domination romaine. Les Romains vont alors stabiliser les régions et affirmer leur dominatio dans cette partie du monde.

264 - 201 : Première et deuxième guerre punique (A compléter)

201 - 27 : Après la deuxième punique jusqu'à la Monarchie d'Auguste (A compléter)

Situation de Rome après la deuxième guerre punique

Après la seconde guerre punique, contre les Phéniciens de Carthage, Rome est la première puissance de la méditerranée occidentale, et sans doute de la méditerranée entière. Elle doit penser ses plaies, car le traumatisme est grand : Hannibal a réussi à ébranler la confiance des Romains en leur avenir, en les battant aussi bien dans la tactique des batailles qu'en affaiblissant ses alliances. Le saccage du territoire italien est immense. Le traumatisme est presque aussi grand que celui de l'humiliation infligé par Brennos le Gaulois.

Néanmoins, la ville et son empire a de quoi se remettre sur pied. Rome est riche : une population encore nombreuse, une richesse énorme suite aux conquêtes (en Espagne notamment), un pouvoir devenu stable, équilibré entre les Patriciens aristocrates (le Sénat) et la plèbe (qui a dû se rebeller plusieurs fois afin d'obtenir des droits, par l'intermédiaire des tribuns qui les représentent contre la volonté du Sénat). L'ager publicus, qui représente les territoires anciennement contrôlés par les ennemis et saisi par Rome, est énorme. Il s'agit en général des terres entourant les cités vaincues ou qui ont fait défection à la domination romaine pendant la guerre et qui, du coup, sont exploitées par leurs nouveaux propriétaires : les Romains, petits et grands exploitants.

Bien que la plèbe possède quelques pouvoirs, les Patriciens n'en sont pas moins les réels dirigeants de Rome. Il s'agit de grandes familles qui sont toutes en concurrence les unes avec les autres afin d'obtenir richesse, prospérité et prestige. Des alliances par mariage, des ennemis héréditaires, c'est un petit monde dont la compétition est féroce. Le principal instrument de pouvoir d'un aristocrate est, outre sa richesse, sa clientèle. C'est un point important : en échange d'un service rendu, un homme peut devenir le client de quelqu'un, c'est-à-dire qu'il a une dette qui ne pourra être dissoute que s'il rend un service à la hauteur de la dette. Les Romains se plient à cette règle car c'est une question d'honneur : quiconque ne tient pas ses engagements est un véritable paria. C'est la base de la société romaine.

Les services pour avoir des clients sont multiples, il peut aller d'une somme d'argent prêtée jusqu'à sauver la vie d'un homme (par exemple, en faisant en sorte qu'un tribunal, qui devait condamner quelqu'un à mort, change d'avis suite à l'intervention d'un patricien). Dans ce dernier cas, il est évident que la dette contractée est à vie car il ne peut y avoir d'équivalent au fait de sauver la vie de quelqu'un (à part sauver la vie de son patron, mais je doute que ce soit fréquent).

En politique, il arrivait que la Plèbe fut consultée de façon diverses et variées, pour des choses importantes ou moindres, et si un patricien était en faveur d'une décision, il mobilisait sa clientèle afin que cela penche en sa faveur. Les votes n'étaient pas anonymes, et les patriciens pouvaient donc vérifier que leurs clients remplissaient bien leur devoir.

Les aristocrates étaient donc avant tout de puissantes familles riches, possesseurs de grandes étendues de terre, et qui menaient avant tout une carrière politique. Comme ils cherchaient avant tout le prestige, il fallait qu'ils soient fortement distingués aux yeux de la plèbe. Des hommes supérieurs emplis de vertu, de qualités d'orateur, et donc des figures d'hommes capables d'exercer une autorité compétente.De véritables modèles de ce que doit être un parfait Romain : un homme accompli et plein de vertus.

Or, cette compétition aristocratique est un terrain extrêmement propice pour la mise en place de la monarchie. Dès lors que chaque famille cherche à être supérieure aux autres, elle va user de tous les moyens possibles afin d'agrandir son prestige et sa richesse.

Les guerres de Macédoine

(Image tirée de wikipedia)

La conquête de l'Orient s'est faite en plusieurs étapes, à partir d'évènements antérieurs ou contemporains à la deuxième guerre punique. Les Romains ont avec le temps réussi à s'emparer de terres littorales en Illyrie, les côtes ouest de la macédoine. Et cette présence contrariait le roi Macédonien Philippe V, qui s'était allié avec Hannibal. Les Romains usèrent de beaucoup de diplomatie afin d'exacerber à coups d'alliances les tensions internes entre les différents royaume de macédoine, afin que Philippe V ne renforce pas les armées d'Hannibal.

Ces alliances entre Rome et ces divers États d'Orient ont permis de contrecarrer les visées de Philippe V, mais du coup ont entraîné Rome, une fois la guerre finie contre Hannibal, à aider ces nouveaux alliés contre Philippe V. Le Sénat ne se fit pas prier pour débarquer des troupes sur les côtes. Les armées de Philippe V furent battu en une année, et les Romains, à la tête d'une grande coalition, imposèrent au roi d'abandonner son pouvoir sur les territoires en dehors de la Macédoine.

Rome n'avait pas de visée territoriale dans ce coin du monde, mais elle était devenue une force avec qui il fallait compter. Cependant, certains alliés de Rome s'estimaient trompés par l'alliance et la rompirent en passant du côté d'un nouvel ennemi : Antiochos III, Roi des Séleucides, qui avait des visées sur la Grèce.

La Séleucie : lorsque Alexandre le grand mourut, le partage de son empire se fit en trois nations : l'Egypte, la Macédoine et les cités grecques, et la Séleucie, qui comprend les anciens territoires perses en général. Antiochos, roi des Séleucides, fut battu par les troupes romaines d'abord aux Thermopyles en 191. Il repartit en Asie mineure mais l'armée romaine le poursuivit et il fut défait à nouveau en Magnésie en 189. Il fut chassé alors de toute l'Asie mineure. De plus, une expédition au nord de la Macédoine contre des Galates, les Daces, fut une réussite et Rome put ainsi soumettre un grand territoire et une large population.

Les conquêtes furent certes rapides, mais Rome mit beaucoup de temps à stabiliser les régions. Plusieurs rébellions, parfois revêtant l'allure de résistances, montaient les cités ou royaumes d'Orient contre l'occupant. Les opérations militaires furent longues et douloureuses, mais les Romains réussirent à s'imposer par la force. Les représailles contre les royaumes rebelles étaient très sévères : démembrement de territoires en plusieurs parties, saisie de terres pour les intégrer dans l'ager publicus, déportation de milliers d'esclaves...

Dès lors que Rome était la première puissance militaire, tout l'Orient entrait dans sa sphère d'influence. Les richesses cumulées étaient énormes, les conditions de paix envers les ennemis étaient très dures. Les milliers d'esclaves déportés vers l'Italie travaillaient dans l'ager publicus, ces grands champs exploités pars les riches propriétaires. Les soldats et les généraux étaient ceux qui bénéficiaient le plus de ces récentes conquêtes.

En effet, à cette époque l'armée romaine est constituée d'hommes de riches familles, celles qui avaient assez de fortune pour s'acheter un vrai équipement efficace et solide. Et moins on était riche, moins on avait un équipement de qualité, et plus on se trouvait dans une cohorte en avant de l'armée. En effet, la tactique romaine consiste, outre les simples contournements des flancs par la cavalerie et autres, consistait à affaiblir et fatiguer l'ennemi en y envoyant d'abord les troupes faibles. Ensuite seulement venaient les cohortes lourdes, et fraiches pour le combat, pour exterminer ceux qui restent.

En Espagne, Rome put affermir sa domination sur les anciennes terres de Carthage. Elle poursuivit même les opérations contre les celtibères, les indigènes de la péninsule (les descendants de peuples celtes en Ibérie).

Ces nouvelles conquêtes transformèrent peu à peu la société romaine. Les premiers bénéficiaires de ces butins étaient l'aristocratie sénatoriale. Les généraux qui menaient les opérations se couvraient de gloire, et surtout de richesses. Leurs soldats obtinrent également des sommes considérables. Il faut savoir que les soldats romains sont des propriétaires terriens avant tout. On considérait que seuls ceux qui avaient des biens à défendre se battaient avec de l'ardeur. En tant que propriétaires, ils avaient donc assez d'argent pour se payer un équipement guerrier. Enfin, les gouverneurs des nouvelles provinces avaient de quoi se remplir les poches : entre les différents impôts des Romains, plus qu'oppressant, les esclaves, plus que nombreux, et les larges ressources (telles que les mines, les champs, etc.).Ils abusaient nettement de leurs fonctions, et malgré les demandes répétées des cités ou États illégalement dépouillés par ces Gouverneurs, Rome fit la sourde oreille. Les jurys qui tranchaient, composés de Sénateurs, tranchaient en faveur des Gouverneurs.

Ainsi, seule une certaine élite de Rome bénéficiait de la richesse de ces conquêtes. Cette concentration des richesses, qui restait dans la même classe sociale (du fait des alliances entre les familles notamment), accélérait le processus qui conduira à la chute de la République. L'État s'enrichissait, certes, mais pas autant que les patriciens.

L'étincelle : les frères Gracques

Avec le temps s'est posé la question de la réforme agraire. Le blé, au lieu d'être vendu des petits propriétaires terriens latins, était importé de Sicile. Beaucoup d'agriculteurs furent ainsi ruinés, vendirent leurs terres aux grands propriétaires, qui se sont enrichies des conquêtes, et rejoignaient la plèbe urbaine. Ces pâturages rapportèrent énormément à ces riches propriétaires terriens, grâce à l'importation de colons et d'esclave, mais parallèlement augmenta le nombre de chômeurs à Rome, sans compter les conflits entre les différentes communautés qui s'étaient constitués : riches et pauvres, Romains, Latins, Grecs et esclaves affranchis. Il fallait également compter avec le fait que comme seuls les propriétaires terriens pouvaient être recrutés dans l'armée, on avait donc de moins en moins de personnes capables de partir à la guerre, recruter de nouveaux soldats se fit beaucoup plus difficiles.

Les frères Gracques étaient membres de l'une des plus riches et des plus influentes familles de Rome. Leur père avait épousé la fille de Scipion l'Africain, le vainqueur de Carthage. Élu Tribun par la plèbe, Tiberius Graccus, ému de voir les paysans libres être remplacés par les esclaves, proposa au Sénat une mesure simple mais qui allait à l'encontre de la mentalité romaine, et surtout de la nobilitas, ces grands propriétaires terriens : limiter la superficie maximale d'un propriétaire à 125 hectares.

La mesure fut extrêmement populaire parmi le bas peuple. La plèbe se réjouissait d'avoir auprès de lui un défenseur de leurs intérêts. Il y eut des tentatives d'avorter ce projet de loi, mais il passa tout de même in extremis.

Tiberius Graccus crée donc un triumvirat agraire afin de pouvoir étudier le problème et départager les possessions, afin que les plus pauvres puissent chacun avoir leur lot de terre. Ils sont trois, de la même famille : Tiberius Graccus, Caius Graccus, son jeune frère, et Appius Claudius, le beau-père. Uniquement des Gracques, donc.

Très rapidement le triumvirat fit face aux difficultés. La nobilitas refusait de se laisser faire sans retarder, protester, laisser trainer les affaires... Tiberius accorda donc un pouvoir judiciaire au triumvirat, et proposa également d'utiliser comme capital de départ, afin de démarrer l'exploitation convenablement, le trésor du roi de Pergame, mort récemment et ayant laissé, dans son testament, son royaume à la République romaine (à la grande surprise de celle-ci, d'ailleurs).

Toutes ces mesures accroissaient son pouvoir et sa popularité dans le peuple, mais lui attirait les foudres de l'aristocratie. Ses détracteurs l'accusèrent d'aspirer à la tyrannie. Pour se protéger, il était contraint de garder son pouvoir qui lui conférait une certaine immunité contre une peine, mais en essayant il était obligé d'être dans l'illégalité. Il fut ainsi massacré par ses adversaires, mort dans une émeute provoquée par eux en 132. Une enquête fut ouverte peu après afin de poursuivre puis exécuter les partisans de Tiberius.

L'hostilité était davantage concentrée sur le pouvoir et la popularité de Tiberius plutôt que sur la réforme elle-même. Mais grâce à ce partage, qui restait actif, la plèbe devenait une richesse de Rome avec laquelle il fallait davantage compter qu'avant. Le peuple avait acquis un certain pouvoir.

Le triumvirat agraire poursuivit l'action de la réforme et peu à peu le nombre de citoyens astreints au service militaire augmentait.

En 123, Caius Graccus, le jeune frère de Tiberius, se présente lui aussi au tribunat pour s'y faire élire. Le code de l'aristocratie lui commandait de laver la réputation de sa famille, en essayant de donner raison à son frère mort, et en le vengeant.

L'attente de la population était telle que personne ne put empêcher son élection. Néanmoins, le jeune frère avait plusieurs atouts dans sa manche que n'avaient pas son aîné. Tout d'abord l'expérience, il savait qu'il lui fallait gagner à sa cause le plus de classes sociales possibles afin de diminuer les résistances à ses réformes. D'autre part, on le disait plus éloquent, plus charismatique et chaleureux que son frère, surpassant même les jeunes gens de sa génération.

Tout d'abord, il fit passer des lois visant à sanctionner deux qui participèrent au complot contre son frère. Puis il accrut les pouvoirs de la plèbe grâce à diverses mesures. La plus connue est la loi dite "frumentaire", qui consiste en ce que le blé à Rome doit toujours être vendu à bas prix. L'équipement militaire devenait à la charge du Trésor. Il fonda de nouvelles colonies, construisit de nouveaux greniers et routes, augmentait les douanes, et sanctionnait les Sénateurs qui se montraient trop abusifs dans leurs pouvoirs.

Il augmenta le pouvoir des Chevaliers, la classe élite de la plèbe, en les nommant par exemple jurys à la place des Sénateurs qui s'étaient montrés trop complaisant face aux gouverneurs qui abusaient de leurs fonctions (et qui donc vidaient davantage de leurs richesses les anciens vaincus).

Les réformes de Caius avaient une cohérence du début à la fin. Ces réformes qui s'inscriraient dans le temps augmenteraient la popularité de sa famille, en même temps qu'elles légitimaient les actions de son frère.

Pourtant, l'une de ses réformes n'aboutit pas, une très importante : l'accès la citoyenneté romaine des alliés latins. En effet, depuis plusieurs années existait le problème de la migration importante vers Rome. Des gens déménageaient ainsi vers la capitale et s'y faisaient recenser comme citoyens romains, en toute illégalité. On en dénombrait plusieurs dizaines de milliers. Cette migration vidait les villes sous l'Empire, et ces mêmes villes continuaient d'être soumis aux mêmes exigences et impôts alors que sa population diminuait. C'était impossible.

Pourtant, la loi visant à accorder la citoyenneté romaine aux alliés latins fut refusée en bloc, et une nouvelle expulsion de migrants eut lieue à Rome sans que Caius osât protester.Cet échec le fragilisa grandement. Et l'un de ses adversaires faisait de la surenchère à ses propositions, qui séduisaient davantage. Sa défaite fut éclatante lorsqu'il ne réussit pas à se faire réélire au tribunat. Là, il ne jouissait plus de son immunité, et à la première incartade violente il fut massacré, comme son frère, par ses détracteurs, avec son fils et ses partisans. Un bain de sang.

Les assassins furent innocentés, ce qui légitimait le massacre.

Il faut y voir les prémices des guerres civiles. Les Gracques avaient réussi, chacun en leur temps, à devenir les plus puissants de Rome, à distancer incroyablement leurs opposants grâce à leur popularité, et à leur clientèle, qui dépouillaient les autres membres de l'aristocratie. D'un autre côté, l'assassinat comme moyen de stopper les opposants, en ne condamnant non plus les auteurs, ouvrait la voie à de plus en plus d'effusions de sang.

La mèche enflammée : Marius et Sylla (À compléter)

Retenez bien le nom de Marius en priorité. Voilà un homme qui va changer le destin de Rome et va marquer les esprits.

En 125, Marseille fait appel à Rome, sa vieille alliée, pour l'aider contre les incursions gauloises. Aussitôt demandé, aussitôt y est envoyé une armée. Les limites de la République sont repoussées jusqu'à Aix-en -Provence. Puis c'est au tour du massif central d'être conquis. Enfin, toute la Gaule méridionale est sous le contrôle de Rome.

Puis arrivèrent les Cimbres et les Teutons, deux peuples germaniques qui avaient commencé une migration il y a quelques temps. Il défirent les légions les unes après les autres, s'enfonçant à chaque fois plus au sud. Les Cimbres se dirigèrent vers l'Ibérie (l'actuelle Espagne), mais devant la résistance des Celtibères ils rejoignirent leurs cousins (germains, haha) Teutons et franchirent les Alpes. Nous sommes en 105, et Rome commença sérieusement à s'inquiéter de cette suite de défaite et de l'approche de ces envahisseurs.

Pendant ce temps, en Afrique du Nord, Jugurtha, le roi des Numides, est en guerre contre Rome en 112. La république y envoie des troupes mais chacune de ses armées est défaite. Pourtant, en 109, l'un des deux Consuls chargés des opérations, Caecilius Metellus, est énergique et compétent et parvient à repousser Jugurtha à l'intérieur de son royaume, dans les plateaux de Numidie.

Toutes ces années de défaites et des massacres marquèrent fortement les esprits de la population romaine et de ses alliés. Comme qui dirait une ambiance de fin du monde qui s'approche lentement mais sûrement. De fait, les défaites fragilisèrent légèrement le pouvoir des conservateurs à Rome, qui avaient repris du poil de la bête après l'assassinat de Caius Graccus.

Pompée (A compléter)

César (A compléter)

Les dernières guerre civiles jusqu'à l'instauration de la monarchie (A compléter)

Conclusion

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